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Péter Magyar remporte une victoire écrasante en Hongrie. Le soutien de Poutine et de Trump n’a pas sauvé Orbán
Qui est Péter Magyar et à quoi s’attendre de sa part ?

Péter Magyar remporte une victoire écrasante en Hongrie. Le soutien de Poutine et de Trump n’a pas sauvé Orbán

Le parti d’opposition « Tisza », dirigé par Péter Magyar, a remporté une victoire nette aux élections législatives en Hongrie. Selon le dépouillement de 98,9 % des bulletins, il obtient 53,07 % des voix et 138 sièges sur 199 au Parlement. Cela lui assure une majorité constitutionnelle et la possibilité de modifier la loi fondamentale du pays. Le parti au pouvoir « Fidesz » du Premier ministre Viktor Orbán recueille 38,43 % des voix et 55 sièges. Six sièges supplémentaires reviennent au parti d’extrême droite « Notre Patrie » (5,83 %). Deux partis n’ont pas franchi le seuil des 5 %. Le taux de participation a atteint un niveau record de 79,5 %, le plus élevé de l’histoire du pays. Le scrutin a de fait pris la forme d’un référendum sur l’avenir du cap politique de la Hongrie.

Orbán a reconnu sa défaite seulement trois heures après la fermeture des bureaux de vote. S’exprimant à Budapest, il a qualifié les résultats de « douloureux mais sans ambiguïté » et a félicité le vainqueur. « Nous continuerons à servir le peuple hongrois et notre patrie depuis l’opposition », a-t-il déclaré.

Magyar, prenant la parole le 13 avril devant ses partisans, a affirmé que « ce soir, la vérité a triomphé du mensonge ». Selon lui, les Hongrois ont fait le choix du changement et de la responsabilité. Il a souligné que le pays avait « dit oui à l’Europe ».

La réaction des dirigeants européens a été quasi immédiate. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré que la Hongrie « rétablit sa voie européenne ». La victoire de Magyar a également été saluée par Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer, qui a qualifié le résultat de « moment historique pour la démocratie européenne ». Le Premier ministre polonais Donald Tusk a, quant à lui, écrit en hongrois : « Russes, rentrez chez vous ». La Première ministre italienne Giorgia Meloni et le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont également félicité Magyar, exprimant leur volonté de coopérer avec les nouvelles autorités hongroises.

Dans ce contexte, le soutien extérieur dont bénéficiait Orbán apparaît particulièrement révélateur. Donald Trump avait publiquement pris position en sa faveur, promettant « la prospérité » à la Hongrie en cas de réélection. À la veille du scrutin, le vice-président américain JD Vance s’était rendu à Budapest pour soutenir le Premier ministre sortant. Orbán est par ailleurs considéré comme l’un des principaux partenaires de Vladimir Poutine en Europe. Selon plusieurs médias, Moscou aurait pu apporter un soutien informationnel à sa campagne, ce que les autorités russes ont officiellement démenti.

Magyar avait auparavant indiqué qu’il serait prêt à négocier avec la Russie si les circonstances l’exigeaient, compte tenu de la géographie et de la dépendance énergétique du pays, tout en soulignant que « cela ne ferait pas de nous des amis ». Il a également affirmé que la société hongroise ne souhaite ni un gouvernement « pro-ukrainien » ni « pro-russe », mais avant tout une politique « pro-hongroise ».

Au moment de la publication, ni Moscou ni Washington n’avaient officiellement commenté les résultats du scrutin.

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