Les États-Unis et Israël mènent une préparation intensive en vue d’une possible nouvelle phase d’affrontement militaire avec l’Iran. Selon des sources parmi les responsables des pays du Moyen-Orient, la décision pourrait être prise dès le retour de Donald Trump de Chine.
L’entourage proche du président américain a élaboré plusieurs scénarios de reprise des hostilités actives. Le premier prévoit une intensification des frappes aériennes contre les installations militaires iraniennes et les infrastructures critiques. Le second, beaucoup plus risqué, envisage une opération terrestre avec la participation des forces spéciales. Son objectif principal serait de localiser et de saisir les stocks d’uranium enrichi dissimulés dans les installations nucléaires souterraines de l’Iran. Dès le mois de mars, plusieurs centaines de soldats des forces spéciales ont été déployés au Moyen-Orient. Cependant, les militaires reconnaissent que pour assurer un périmètre de sécurité, il faudrait des milliers de soldats supplémentaires, et que le risque de pertes dans un tel scénario serait extrêmement élevé.
La guerre entraîne déjà de graves conséquences économiques. L’Iran a de fait bloqué le détroit d’Ormuz, l’une des principales routes du commerce pétrolier mondial, ce qui a provoqué une forte hausse des prix du carburant. Des diplomates de plusieurs pays concernés mènent des négociations, cherchant un compromis : la réouverture du détroit en échange de la possibilité pour Trump d’annoncer une victoire.
Trump a déclaré à plusieurs reprises que l’objectif final des opérations militaires est de priver définitivement Téhéran de la possibilité de se doter d’armes nucléaires. Cependant, un accord diplomatique n’a pas encore pu être obtenu. L’Iran a adopté une position ferme, déclarant être prêt à répondre à toute agression. Trump n’a pas encore pris de décision définitive quant à la reprise des hostilités.