Selon des informations secrètes des services de renseignement, La Havane aurait acquis des drones de combat et discuterait de leur utilisation contre la base de Guantanamo, des navires américains et la ville de Key West.
Le média américain Axios a fait état d’informations alarmantes en provenance des services de renseignement : selon des données classifiées, Cuba aurait acquis plus de 300 drones de combat et aurait engagé des discussions internes sur leur possible utilisation contre des installations militaires américaines. Parmi les cibles potentielles figurent la base navale de la baie de Guantanamo, les navires de la marine américaine en mer des Caraïbes, ainsi que la ville de Key West — la pointe la plus méridionale des États-Unis continentaux, située à moins de 145 kilomètres de La Havane.
Selon un haut responsable américain, ces informations témoignent de l’inquiétude croissante de l’administration Donald Trump : des technologies de drones avancées se retrouvent désormais à proximité immédiate du territoire américain et qui plus est, dans un pays où opèrent des conseillers militaires iraniens.
Dans ce contexte, le directeur de la CIA John Ratcliffe s’est rendu personnellement à La Havane le 14 mai et a tenu des discussions directes avec des officiels cubains. Selon le média, il a clairement averti que toute provocation militaire était inacceptable. Un porte-parole de la CIA a précisé que Ratcliffe avait fait comprendre à la partie cubaine que l’île « ne peut plus servir de plateforme pour des adversaires qui poursuivent des projets hostiles dans l’hémisphère occidental ».
La publication d’Axios intervient dans un contexte de renforcement notable de l’activité de renseignement américaine au large des côtes cubaines. On a appris précédemment que l’aviation de reconnaissance des États-Unis avait fortement intensifié ses vols dans cette zone, une situation similaire avait été observée à la veille des opérations militaires américaines au Venezuela et en Iran. La question se pose donc inévitablement : ces renseignements pourraient-ils servir de justification à une action de force contre Cuba ?
Une vérification indépendante des informations citées est pour l’heure impossible, il s’agit de renseignements classifiés. La Havane officielle n’a pas encore commenté la publication.