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Le Royaume-Uni, premier pays du G7 à sanctionner la flotte de GNL russe

Le Royaume-Uni a dévoilé le 16 juin un vaste paquet de sanctions contre la Russie, dont des mesures visant pour la première fois des navires transportant du gaz naturel liquéfié russe. Londres devient ainsi le premier pays du G7 à sanctionner des méthaniers récemment acquis par la Russie pour desservir le projet « Arctic LNG 2 », lui-même sous le coup de sanctions occidentales.

Le paquet a été présenté le jour de l’ouverture du sommet du G7 à Évian, sur les rives du lac Léman, qui se tient du 15 au 17 juin sous présidence française. Les mesures britanniques font suite à des décisions similaires de l’Union européenne et ciblent, selon le gouvernement, 43 personnes physiques et morales ainsi que 27 navires de la « flotte fantôme ». Parmi ces navires figurent quatre méthaniers ; les publications citent les noms « Merkouri », « Kosmos » et « Loutch ».

Jusqu’ici, la pression sur la logistique maritime russe portait surtout sur le pétrole. Londres l’étend désormais aux exportations gazières. Selon les autorités britanniques, le projet « Arctic LNG 2 » assure au Kremlin un flux de revenus « sales ». Les États-Unis avaient sanctionné ce projet dès la fin 2023, au moment où la production y démarrait, ce qui avait contraint ses actionnaires étrangers à suspendre leur participation.

Le poids du Royaume-Uni sur le marché de l’assurance maritime renforce la portée de la mesure. Premier fournisseur mondial d’assurance responsabilité maritime (P&I), le pays a, pour la première fois, sanctionné des méthaniers transportant du GNL russe. Avec ce nouveau paquet, le nombre total de navires de la « flotte fantôme » et de méthaniers russes visés par des sanctions britanniques approche les 600.

Le 14 juin, des commandos des Royal Marines ont, pour la première fois lors d’une opération menée par le Royaume-Uni, arraisonné et immobilisé un navire de la « flotte fantôme » russe lors de son passage dans la Manche. Le pétrolier Smyrtos, battant pavillon camerounais, transportait environ 700 000 barils de pétrole russe et faisait route d’Oust-Louga vers Port-Saïd, en Égypte ; à l’issue du raid, des agents de la National Crime Agency ont interpellé un ressortissant indien soupçonné d’avoir enfreint le régime de sanctions.

C’est en mars 2026 que le Premier ministre Keir Starmer avait autorisé l’armée à inspecter et immobiliser les navires soupçonnés d’aider les exportations pétrolières russes. Commentant le nouveau paquet, il a déclaré que ces mesures frappaient les « navires, l’argent et les acteurs » qui soutiennent l’économie de guerre russe et menacent la sécurité européenne.

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