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Trump ordonne le retrait de 5000 soldats d’Allemagne

Le président américain Donald Trump a ordonné le retrait d’Allemagne de 5000 militaires américains. Le nombre de troupes américaines en Europe reviendra au niveau d’avant l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie. L’information a été révélée dans la nuit du 2 mai par The Wall Street Journal. Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a précisé que cette décision avait été prise à l’issue d’une analyse approfondie du déploiement des forces américaines en Europe, et que le retrait s’étalerait sur une période de six mois à un an.

Selon de hauts responsables du Pentagone, il s’agit du retrait d’une brigade de l’armée de terre. Par ailleurs, la décision de l’administration Biden de déployer un bataillon supplémentaire en Allemagne fin 2026 a été annulée.

La décision de Trump fait directement suite aux déclarations du chancelier allemand Friedrich Merz, qui avait critiqué Washington il y a quelques jours en affirmant que les États-Unis n’avaient manifestement aucune stratégie dans la guerre contre l’Iran. Un haut responsable du Pentagone a confirmé que l’ordre de retrait était une réponse directe à ces « remarques contre-productives ».

L’Allemagne demeure le plus grand centre militaire américain d’Europe : plus de 36 000 soldats américains y sont actuellement stationnés. Au total, environ 85 000 militaires américains se trouvent sur le continent européen, dont le porte-avions Gerald R. Ford en Méditerranée.

À la suite de ce retrait partiel, le nombre de soldats américains en Europe retombera au niveau de 2022 — soit avant le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, période durant laquelle les États-Unis avaient considérablement renforcé leur présence sur le continent pour consolider le flanc est de l’OTAN.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie plus large de l’administration Trump : des discussions avaient déjà eu lieu sur la possibilité de redéployer des troupes depuis les pays de l’OTAN ayant refusé de soutenir la campagne militaire contre l’Iran, vers des alliés plus favorables et potentiellement plus près des frontières occidentales de la Russie.

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