Le Sénat américain a adopté une résolution procédurale obligeant le président Donald Trump à soumettre toute action militaire contre l’Iran à l’approbation du Congrès. Le vote a eu lieu le 19 mai : 50 sénateurs ont voté « pour » — principalement des démocrates et quatre républicains et 47 ont voté « contre », tandis que trois républicains supplémentaires étaient absents.
C’est le premier succès après huit tentatives. Toutes les résolutions similaires précédentes avaient été bloquées par les républicains au Sénat ; à la Chambre des représentants, trois autres résolutions ont également échoué cette année.
Les auteurs de l’initiative s’appuient sur la Constitution : le droit de déclarer la guerre appartient au Congrès, et non au président. Si la résolution est adoptée définitivement, Trump devra obtenir l’autorisation des législateurs pour poursuivre la guerre contre l’Iran.
La voie du texte est cependant loin d’être achevée. Outre le vote final au Sénat, il doit passer par la Chambre des représentants, où les républicains sont majoritaires. Pour surmonter le veto attendu de Trump, il faudra réunir les deux tiers des voix dans chacune des deux chambres.
L’origine de cette question remonte à juin 2025, lorsque les États-Unis ont frappé les installations nucléaires iraniennes. Le Sénat avait alors examiné pour la première fois un projet de loi sur les pouvoirs de guerre. Un deuxième vote a eu lieu le 5 mars 2026, peu après le début de la campagne conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.
En vertu de la loi américaine sur les pouvoirs de guerre de 1973, le président peut mener des opérations militaires pendant 60 jours au maximum sans l’approbation du Congrès. Ce délai a expiré le 1er mai. Le même jour, Trump a déclaré que la trêve temporaire avec l’Iran avait « mis fin » aux hostilités.