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Les États-Unis se préparent-ils de nouveau à frapper l’Iran ? Pourquoi on en parle et comment cela pourrait se terminer

Les États-Unis se préparent-ils de nouveau à frapper l’Iran ? Pourquoi on en parle et comment cela pourrait se terminer

Les États-Unis déploient des porte-avions, renforcent leurs bases dans le golfe Persique et durcissent leur rhétorique publique. Les négociations sur le programme nucléaire se poursuivent officiellement, mais en parallèle, des menaces directes sont formulées. De plus en plus d’analystes estiment que le conflit pourrait s’étendre et durer plusieurs mois.

Washington a envoyé dans la région un groupe aéronaval conduit par le USS Gerald R. Ford, le navire le plus moderne de l’US Navy. Il devrait rejoindre le groupe du USS Abraham Lincoln, déjà positionné à l’entrée du golfe Persique. Parallèlement, les bases américaines au Qatar et à Bahreïn sont renforcées : des avions, des systèmes de défense aérienne et des munitions y sont déployés.

Tout cela intervient alors qu’un nouveau cycle de négociations sur le programme nucléaire iranien est en cours. Washington exige l’abandon total de l’enrichissement d’uranium sur le territoire iranien ainsi qu’une limitation du programme balistique. Téhéran se dit prêt à discuter de certaines restrictions nucléaires, mais refuse catégoriquement d’abandonner son programme de missiles et son soutien à ses alliés régionaux.

Pourquoi beaucoup estiment qu’une frappe est plausible

En grande partie à cause du style politique de Donald Trump. Sa stratégie repose sur la pression publique, des délais courts et des gestes spectaculaires. Le déploiement de porte-avions constitue un signal clair : les concessions doivent être rapides et substantielles.

Deuxième facteur : la logique des négociations. L’Iran a traditionnellement recours à une stratégie de temporisation, espérant gagner du temps et attendre une conjoncture internationale plus favorable. Mais dans le contexte actuel, la Maison-Blanche pourrait interpréter cette tactique comme une forme de sabotage délibéré.

Enfin, le facteur israélien joue un rôle central. Après la guerre de 2025, les autorités israéliennes considèrent le programme balistique iranien comme une menace directe et structurelle. La destruction des infrastructures concernées fait depuis longtemps l’objet de discussions au plus haut niveau stratégique.

Si les États-Unis frappent, quel scénario est envisageable ?

La plupart des analystes jugent improbable une invasion terrestre. Une occupation à grande échelle de l’Iran exigerait des ressources colossales et comporterait des risques politiques majeurs.

Il serait plus probable d’assister à une série de frappes aériennes ciblées contre des sites nucléaires, des infrastructures liées au programme balistique, des systèmes de défense aérienne et des centres de commandement. Une telle opération viserait à modifier rapidement le rapport de forces et à renforcer la position de négociation de Washington.

Cependant, même une frappe limitée entraînerait presque inévitablement une riposte. L’Iran pourrait mobiliser ses alliés au Liban et au Yémen, frapper des bases américaines dans la région ou accentuer la pression sur Israël. Toute escalade autour du détroit d’Ormuz aurait des répercussions immédiates sur les prix mondiaux du pétrole et sur l’économie globale.

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