Les députés du Parlement européen ont approuvé un nouveau règlement sur l’expulsion des étrangers qui se sont vu refuser l’asile dans l’UE, mais qui ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays d’origine. Ce texte prévoit la création de centres destinés à héberger les migrants en dehors de l’UE.
418 députés ont voté « pour », 218 ont voté « contre » et 30 se sont abstenus, a annoncé le service de presse du Parlement européen.
On ignore encore où exactement ces centres devraient être implantés. Début juin, le média Politico rapportait, en citant ses sources, que des options de localisation au Kazakhstan et en Ouzbékistan étaient à l’étude. Le Rwanda et l’Ouganda figuraient également parmi les pays où de tels centres pourraient voir le jour.
Le nouveau règlement, écrit la Deutsche Welle, prévoit également des sanctions plus sévères à l’encontre de ceux qui refusent de quitter le territoire de l’UE malgré l’absence de titre de séjour. Il est notamment attendu que ces personnes soient plus fréquemment placées en rétention. Par ailleurs, parmi les mesures de lutte contre la migration illégale, on envisage la réduction, voire la suppression totale, du versement des allocations.
Le nouveau règlement doit encore être adopté par le Conseil européen. Il est prévu qu’une partie des dispositions, dont celles relatives aux centres d’hébergement des migrants, entrent en vigueur dès la publication officielle du règlement, tandis qu’une autre partie, nécessitant une préparation supplémentaire, s’appliquera un an plus tard.
En 2024, le Royaume-Uni a adopté une loi autorisant l’expulsion des migrants illégaux vers le Rwanda. La même année, l’Italie a ratifié un accord avec l’Albanie portant sur la construction de deux centres d’accueil pour migrants. Ces deux décisions ont été critiquées par les défenseurs des droits humains, qui soulignent qu’en cas d’expulsion de migrants vers des pays tiers, il sera difficile de contrôler le respect des droits de l’homme.