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Les pays d’Asie ont accru leurs achats de pétrole russe après l’assouplissement des sanctions américaines

Les pays d’Asie ont repris et augmenté leurs achats de pétrole russe après l’assouplissement partiel des sanctions par les États-Unis dans le contexte du conflit avec l’Iran, rapporte le Financial Times. Selon le journal, plusieurs États de la région ont déjà commencé à recevoir des ressources énergétiques russes ou mènent des négociations en vue de livraisons. Ainsi, les Philippines et la Corée du Sud ont reçu des cargaisons de pétrole et de produits pétrochimiques en provenance de Russie. Le Vietnam et le Sri Lanka discutent de possibles accords avec des entreprises énergétiques russes. La Thaïlande et l’Indonésie ont également exprimé leur volonté de procéder à des achats.

Jusqu’à récemment, le Moyen-Orient constituait la principale source de pétrole pour de nombreux pays de la région. Des États comme les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, la Thaïlande et Singapour dépendaient largement des approvisionnements en provenance de cette zone. Toutefois, face à la hausse des prix et aux perturbations des livraisons, les gouvernements ont commencé à mettre en place des mesures visant à réduire la consommation d’énergie. Parmi celles-ci figurent la mise en place de semaines de travail de quatre jours, des recommandations de télétravail ainsi que l’extension des subventions aux carburants. Parallèlement, plusieurs pays ont accru leur utilisation du charbon afin de compenser le déficit en gaz naturel, essentiel pour la production d’électricité et le fonctionnement de l’industrie.

Une hausse significative des achats de pétrole russe a été observée en Inde. Selon la société d’analyse Kpler, les raffineries indiennes importaient environ 1 million de barils par jour en février, contre 1,9 million de barils quotidiens à la fin du mois de mars.

L’augmentation de la demande pour des approvisionnements alternatifs intervient dans un contexte de forte hausse des prix du pétrole Brent, qui ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis 2022 après le début des hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

À la mi-mars, les États-Unis ont partiellement assoupli leur régime de sanctions, autorisant les livraisons de pétrole et de produits pétroliers russes chargés sur des navires avant le 12 mars. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a indiqué que les revenus supplémentaires pour la Russie pourraient atteindre jusqu’à 2 milliards de dollars.

Par la suite, une mesure similaire a été appliquée au pétrole iranien. Washington a autorisé l’exportation de pétrole et de produits pétroliers déjà chargés sur des tankers. Selon Bessent, il s’agit d’environ 140 millions de barils, initialement destinés à être vendus à bas prix, notamment sur le marché chinois. Cette licence d’exportation sera valable pendant un mois.

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