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Trump devant le Congrès : Iran, Ukraine, frontière et « âge d’or » américain

Le discours de près de deux heures de Donald Trump est devenu la plus longue adresse présidentielle au Congrès depuis plus de soixante ans. En 1 heure et 48 minutes, le président a défini ses priorités de politique étrangère, critiqué les démocrates et la Cour suprême des États-Unis, promis de durcir la ligne face à l’Iran et d’œuvrer à la paix en Ukraine, mais « en position de force ». Le Monde Vu D’ailleurs publie un bref résumé de cette allocution sur l’état de l’Union (State of the Union) devant le Congrès américain.

L’un des axes centraux du discours a été la confrontation avec Téhéran. Selon le président, Iran dispose déjà de missiles capables de menacer l’Europe et les bases militaires américaines à l’étranger, et travaille sur des vecteurs susceptibles d’atteindre le territoire des États-Unis. Trump a affirmé privilégier une solution diplomatique, tout en refusant d’accepter la perspective d’un Iran doté de l’arme nucléaire. Il a indiqué que Téhéran souhaite conclure un accord, mais n’a pas prononcé les mots attendus : un engagement définitif à ne jamais se doter de l’arme atomique.

Une attention particulière a également été accordée à la guerre entre Russie et Ukraine. Le président a déclaré que son administration travaillait à mettre fin aux hostilités, où « des dizaines de milliers de soldats meurent chaque mois ». Il a réaffirmé sa volonté de rechercher la paix, tout en soulignant que les États-Unis ne reculeraient pas face aux menaces visant leurs intérêts nationaux.

Un autre volet du discours concernait la décision de la Cour suprême sur les droits de douane. Trump a qualifié le jugement de décevant, tout en assurant que la plupart des pays souhaitent préserver les accords déjà conclus. Selon lui, la stratégie économique définie avant l’intervention de la Cour reste valable et sera poursuivie.

Sur le plan intérieur, l’accent a été mis sur l’immigration et le financement des forces de sécurité. Le président a accusé les démocrates d’avoir bloqué les crédits du ministère de la Sécurité intérieure et a exigé le rétablissement immédiat et intégral des financements destinés à la protection des frontières. Il a affirmé que la frontière est désormais « sécurisée », que l’armée et la police sont pleinement opérationnelles et que les adversaires des États-Unis font preuve d’une plus grande prudence.

Trump a également dénoncé une corruption massive dans plusieurs États dirigés par les démocrates. La lutte contre la fraude a été confiée au vice-président JD Vance. Selon le président, des milliards de dollars de fonds publics seraient perdus chaque année en raison de pratiques frauduleuses.

Dans un passage plus émotionnel, il a évoqué la mort tragique d’Irina Zaroutskaïa, réfugiée ayant fui la guerre et tuée aux États-Unis. Il a promis à sa famille que justice serait rendue, reliant cette affaire à la nécessité de durcir la politique migratoire et le contrôle des libérations de criminels.

En conclusion, le président a rappelé que le 4 juillet prochain marquera le 250e anniversaire de l’indépendance américaine — « deux siècles et demi de liberté et de triomphe ». Il a qualifié la période actuelle de début d’un « âge d’or de l’Amérique », placé sous le signe du rétablissement de la puissance, de la souveraineté et du respect international.

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