Les pays européens ont augmenté leurs importations de gaz naturel liquéfié en provenance du projet Yamal LNG au premier trimestre 2026 de 17 % par rapport à la même période de l’année précédente, pour atteindre cinq millions de tonnes. C’est ce que rapporte le Financial Times, citant les données de la société d’analyse Kpler.
La hausse des achats de GNL russe intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient. Le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran a entraîné une réduction des livraisons de gaz liquéfié en provenance du Qatar, l’un des principaux fournisseurs du marché européen.
Sur les cinq millions de tonnes de GNL expédiées vers l’Europe depuis le début de l’année, environ 1,5 million de tonnes ont été livrées en mars. Durant cette période, les États-Unis et Israël ont mené des frappes contre l’Iran, tandis que Téhéran a riposté en attaquant des pays voisins et en fermant le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative des flux énergétiques mondiaux.
Selon le journal, au premier trimestre, 97 % de l’ensemble des livraisons de GNL du projet Yamal LNG ont été destinées à l’Europe. Les pays européens restent ainsi la principale destination des exportations de gaz liquéfié russe. D’après l’organisation environnementale Urgewald, les pays de l’Union européenne ont dépensé environ 2,88 milliards de dollars pour l’achat de GNL en provenance de Yamal entre janvier et mars 2026.
Auparavant, le commissaire européen à l’énergie Dan Jørgensen avait déclaré que l’Union européenne ne prévoyait pas de revoir sa stratégie de sortie des énergies russes, malgré la hausse des prix liée au conflit au Moyen-Orient.