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Un choc colossal pour les prix mondiaux du pétrole. La guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran — un risque pour l’économie mondiale
L’Iran frappe de nouveau les Émirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn et refuse toute négociation avec les États-Unis

L’Iran frappe de nouveau les Émirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn et refuse toute négociation avec les États-Unis

La guerre, déclenchée par l’élimination du guide suprême iranien Ali Khamenei, est entrée dès son troisième jour dans une phase clairement régionale. La géographie des frappes s’élargit et le nombre d’acteurs impliqués ne cesse d’augmenter.

Ce qui se passe en Israël et dans les pays du Golfe

Dans la nuit du 2 mars, l’Iran a lancé une neuvième vague d’attaques contre Israël et des installations militaires américaines dans la région. Des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs villes israéliennes. Selon les autorités, aucune victime n’est à déplorer.

Des explosions ont également été entendues à Dubaï, Doha et à Bahreïn. D’après The Wall Street Journal, citant un haut responsable américain, des drones iraniens ont frappé l’aéroport d’Erbil, dans le nord de l’Irak, où se trouve une base américaine. Le Commandement central des forces armées américaines a confirmé l’attaque, précisant qu’il n’y avait ni dégâts majeurs ni victimes.

The New York Times, après avoir analysé des images satellites et des vidéos, affirme que l’Iran a visé au moins six installations militaires américaines au Moyen-Orient. Parmi les cibles figurent des bases à Bahreïn, en Irak et aux Émirats arabes unis, ainsi que trois sites au Koweït.

Au Koweït, un chasseur américain F-15 s’est écrasé à l’ouest d’Al-Jahra. Des images de la chute de l’appareil ont circulé sur les réseaux sociaux, permettant aux journalistes de localiser le site du crash. Au moins un pilote s’est éjecté et a survécu. L’agence iranienne Tasnim affirme que le pilote a été remis aux forces de sécurité koweïtiennes.

Le Commandement central américain a déclaré que plus d’un millier de cibles avaient été frappées depuis le début de l’opération contre l’Iran. Plus de vingt types de systèmes d’armes sont mobilisés, dont des bombardiers stratégiques B-2 Spirit et des « capacités spéciales non divulguées ».

Les positions des parties au conflit

L’Iran n’a pas l’intention de négocier avec les États-Unis, a déclaré le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani. Il a démenti les informations selon lesquelles une initiative aurait été transmise via des médiateurs omanais en vue de relancer le dialogue.

De son côté, Donald Trump a affirmé dans des entretiens accordés aux médias américains que les nouvelles autorités iraniennes avaient demandé la reprise des négociations et qu’il y avait consenti. Il a estimé que l’opération pourrait durer environ quatre semaines « ou même moins », tout en reconnaissant que de nouvelles pertes au sein des forces américaines étaient possibles. Selon le Commandement central, trois militaires américains ont déjà été tués et cinq grièvement blessés dans le cadre de l’opération « Epic Fury ».

La question de la succession à la tête de l’Iran après la mort de Khamenei reste ouverte. Trump a déclaré disposer de « trois très bonnes options » pour diriger le pays, sans en révéler les noms.

Les dirigeants de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni ont condamné les frappes iraniennes contre les pays du Golfe et ont affirmé être prêts à adopter des « mesures défensives nécessaires et proportionnées » pour neutraliser les capacités de Téhéran en matière de missiles et de drones.

Le Hezbollah attaque Israël, Tsahal frappe le Liban

Dans la nuit du 2 mars, le mouvement libanais Hezbollah a lancé des roquettes et des drones contre le nord d’Israël, affirmant agir en représailles à la mort de Khamenei. Un projectile a été intercepté, plusieurs autres sont tombés dans des zones non habitées. Aucun blessé n’a été signalé.

En réponse, Forces de défense israéliennes a mené des frappes contre le sud du Liban. Selon l’armée israélienne, le quartier général et des infrastructures du Hezbollah figuraient parmi les cibles. Avant l’opération, un avertissement d’évacuation avait été adressé aux habitants des zones concernées.

Le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a annoncé le lancement d’une opération offensive contre le Hezbollah et souligné la préparation d’Israël à un « scénario multifront ». Selon le ministère libanais de la Santé, 31 personnes ont été tuées et 149 blessées. Les chaînes Al-Arabiya et Al-Hadath, citant des sources, ont rapporté la mort de Mohammed Raad, chef de l’aile politique du Hezbollah.

La réaction des marchés

À l’ouverture des marchés, le baril de Brent a dépassé les 80 dollars, atteignant 82 dollars, son plus haut niveau depuis l’été 2024. La hausse a avoisiné 13 %, avant une correction à 79 dollars.

Les marchés boursiers des Émirats arabes unis ont été fermés les 2 et 3 mars. Abu Dhabi Securities Exchange et Dubai Financial Market ont suspendu les transactions. Le régulateur a indiqué qu’il continuerait de surveiller l’évolution de la situation et qu’il prendrait, si nécessaire, des mesures supplémentaires.

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