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L’Iran limite le passage par le détroit d’Ormuz : plus de 400 pétroliers en attente d’autorisation

L’Iran limite le passage par le détroit d’Ormuz : plus de 400 pétroliers en attente d’autorisation

L’Iran a déclaré qu’il ne laisserait transiter par le détroit d’Ormuz qu’un maximum de dix navires par jour dans le cadre des accords de cessez-le-feu avec les États-Unis. C’est ce que rapporte The Wall Street Journal, citant des sources proches des négociations.

Selon le journal, cette condition a été transmise aux médiateurs comme faisant partie de l’accord en discussion. Parallèlement, les forces navales iraniennes ont averti les navires présents dans la zone que le passage ne serait possible qu’après obtention d’une autorisation de Téhéran. Lors d’échanges radio dont l’enregistrement a été obtenu par des journalistes, des représentants de la marine ont déclaré que tout navire tentant de franchir le détroit sans autorisation serait détruit.

Auparavant, Financial Times indiquait que l’Iran envisageait de faire payer le passage à hauteur d’un dollar par baril de pétrole transporté, avec un paiement potentiel en cryptomonnaie.

Selon S&P Global Market Intelligence, seuls quatre navires ont été autorisés à franchir le détroit le 8 avril. À titre de comparaison, avant le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, plus de 100 navires y transitaient chaque jour.

L’Iran a suspendu le trafic des pétroliers après les frappes israéliennes contre des cibles du Hezbollah au Liban. Depuis, la navigation dans la zone reste fortement restreinte. Comme le souligne le WSJ, Téhéran a déjà imposé, au cours des dernières semaines de conflit, des droits de passage pouvant atteindre un million de dollars par navire. Environ 250 navires auraient accepté ces conditions. Le trafic a principalement concerné des navires iraniens ainsi que des pétroliers appartenant à ce que l’on appelle la « flotte fantôme ».

Actuellement, plus de 425 pétroliers et navires de carburant attendent de pouvoir franchir le détroit d’Ormuz, ainsi qu’une vingtaine de navires transportant du gaz naturel liquéfié.

Le détroit d’Ormuz demeure une artère essentielle du système énergétique mondial : environ 20 % des flux mondiaux de pétrole y transitent, notamment en provenance de l’Arabie saoudite, de l’Irak et du Koweït. Il constitue également une route clé pour les exportations de gaz naturel liquéfié vers l’Asie, en particulier vers la Chine, l’Inde et le Japon. La réouverture du détroit figurait parmi les conditions du cessez-le-feu temporaire entre Washington et Téhéran, mais les restrictions actuelles témoignent du maintien d’un contrôle strict de l’Iran sur la navigation dans la région.

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