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Reuters : les raffineries indiennes renoncent au pétrole russe pour conclure un accord commercial avec les États-Unis

Reuters : les raffineries indiennes renoncent au pétrole russe pour conclure un accord commercial avec les États-Unis

Les raffineries indiennes ont cessé d’acheter du pétrole russe et, selon les prévisions, ne devraient pas reprendre ces importations à long terme. C’est ce que rapporte Reuters, citant des sources des secteurs du raffinage et du négoce. D’après l’agence, cette décision est liée aux efforts de l’Inde pour conclure un accord commercial avec les États-Unis et éviter de nouvelles pressions de Washington.

Les principaux acteurs se retirent de l’accord

Selon les sources de Reuters, les plus grands raffineurs indiens : Indian Oil, Bharat Petroleum et Reliance Industries, ont interrompu leurs achats de pétrole russe. Les entreprises n’ont toutefois pas annulé les livraisons déjà contractées pour le mois de mars, mais aucun nouveau contrat ne sera conclu. La plupart des autres raffineries indiennes ont également suspendu leurs achats de brut russe, affirme l’agence.

Pressions de Washington et facteur Trump

Début février 2026, le président américain Donald Trump a déclaré que le Premier ministre indien Narendra Modi avait « accepté de cesser d’acheter du pétrole russe et d’en acheter beaucoup plus aux États-Unis et, éventuellement, au Venezuela ». Selon Trump, cette mesure devrait contribuer à mettre fin à la guerre en Ukraine. Il a également annoncé une baisse des droits de douane américains pour l’Inde.

Narendra Modi a confirmé un accord sur la réduction des tarifs, sans toutefois évoquer publiquement un abandon du pétrole russe. De son côté, le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a déclaré que Moscou n’avait reçu aucun signal officiel de New Delhi concernant un éventuel arrêt des achats.

Le 7 février, Donald Trump a signé un décret annulant des droits de douane supplémentaires de 25 % sur les produits indiens, qui avaient été imposés en raison des achats de pétrole russe par l’Inde.

Un scénario déjà vu, mais avec de nouveaux risques

Les droits de douane additionnels contre l’Inde avaient été introduits en août de l’année précédente. Dès octobre, Trump affirmait déjà que Modi lui avait promis de ne plus acheter de pétrole russe. À l’époque, les entreprises indiennes avaient temporairement réduit ou suspendu leurs importations, avant de les reprendre, principalement en raison de prix attractifs et de conditions logistiques favorables.

La situation actuelle, selon Reuters, est toutefois différente : il s’agit d’un réexamen stratégique de la politique énergétique. L’Inde s’intègre de plus en plus dans l’architecture commerciale et sanctionnatrice américaine, sacrifiant une partie de sa flexibilité énergétique en échange d’un meilleur accès aux marchés et de concessions tarifaires.

L’abandon du pétrole russe par l’Inde pourrait porter un coup sensible aux exportations de la Russie, qui, après 2022, a misé avant tout sur les marchés asiatiques. Pour New Delhi, ce choix signifie un renforcement de sa dépendance à des décisions politiquement motivées à Washington et une réduction de son autonomie en matière de politique économique extérieure.

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