En Iran, la militante iranienne des droits humains et lauréate du prix Nobel 2023 Narges Mohammadi a été condamnée à plus de sept ans de prison. C’est ce que rapporte The Guardian, citant les proches de l’activiste ainsi que son avocat, Mostafa Nili.
Selon Me Nili, le verdict a été rendu le 7 février par un tribunal de la ville de Mashhad. Mohammadi a été condamnée à six ans de prison pour « réunion et complot », à un an et demi supplémentaire pour « propagande contre l’État », ainsi qu’à une interdiction de sortie du territoire de deux ans. En outre, le tribunal a ordonné son placement en exil intérieur pour une durée de deux ans dans la ville de Khosf, située à environ 740 kilomètres au sud-est de Téhéran.
D’après ses soutiens, Mohammadi a été arrêtée en décembre lors d’une manifestation de protestation. Depuis le 2 février, elle observe une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention et la décision judiciaire elle-même.
Au cours de ses années d’engagement en faveur des droits humains, Narges Mohammadi a été arrêtée à 13 reprises et condamnée à cinq peines de prison. En janvier 2022, elle avait été condamnée à huit ans de détention pour « propagande contre l’État » et espionnage au profit de l’Arabie saoudite, des accusations qu’elle a toujours fermement rejetées. En août 2023, sa peine avait été prolongée d’une année supplémentaire.
La même année, Mohammadi est devenue lauréate du prix Nobel pour sa lutte contre l’oppression des femmes en Iran et pour la promotion des droits humains et des libertés fondamentales. Cette distinction a donné à son affaire une résonance internationale, sans pour autant réduire la pression exercée par les autorités iraniennes, comme le montre le verdict actuel. En décembre 2024, Mohammadi avait bénéficié d’une libération temporaire pour raisons médicales, avant de se retrouver de nouveau confrontée à la machine judiciaire.